J’ai été marcher près de votre ancien appartement sur la Côte-Sainte-Catherine. Tu ne m’en a jamais dis beaucoup, comme un souvenir trop intime pour être partagé. Tu m’as parlé des coquerelles qui ne t’écœuraient pas, à l’époque, et montré quelques polaroïds d’un vieux piano blanc, de bibliothèques en mélamine couvertes de plantes, de sa vieille guitare qui trainait toujours. J’aurais aimé y entrer, imaginer l’odeur écœurante de son pull mouillé quand il achetait des croissants à la boulangerie turque du bas sans mettre de manteau et que Montréal neigeait comme elle sait neiger. Je vous aurais trouvés, sur un matelas à même le sol, en train de m’inventer, vos deux corps en croix.

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