Puis il a pris l’avion pour revenir chez lui. Bien sûr, il avait survolé ses terres natales le jour du départ, mais au départ, ce n’est jamais exactement la même chose. Nos corps ont maintes fois tracé ces dessins au sol. Les regarder de haut, ce n’est pas les voir; c’est encore marcher dans les chemins de terres, entre les champs, c’est encore contourner les boisés et les ruisseaux, c’est compter à voix hautes les maisons avant la prochaine intersection. Mais au retour, on a oublié. D’autres se sont inscrits. Il fixe les champs enroulés en escargot, les villages en étoile, les rivières sinueuses, les toits couleur rouille. Là-bas, le sol était quadrillé, long de haut en bas, comme le corps d’une femme qui s’étire, le soir, juste avant le sommeil.

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